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Pas de page blanche. On n'est pas vierge quand on vient à l'écriture. Pour les égratignures, il y a les pansements. La page blanche, c'est pour les grands brûlés. Consumés.
Samedi 17 mai 2008


"Il ressentit une grande ivresse : comme s'il venait de se jeter par la fenêtre. C'était un homme qui avait un certain esprit pratique : puisqu'il était là, dans les airs, il décida qu'il pouvait aussi bien essayer de voler."
Océan Mer, Alessandro Baricco
par Tiffauges publié dans : cire et cendre (dessins)
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Vendredi 16 mai 2008



"(...) Disparais de ma présence."
Ubu roi, Alfred Jarry

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Lundi 12 mai 2008
 
"On me parlait de loin,
je répondais de haut"


 
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Dimanche 11 mai 2008
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Mardi 22 avril 2008
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Mardi 22 avril 2008
Assis debout, Stephan Plottes et Vincent de Raeve,
Editions des Ronds dans l'O
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Mercredi 2 avril 2008
 
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Dimanche 30 mars 2008
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Mercredi 26 mars 2008

"Qu'est-ce qu’un blog ? Qu’est-ce donc qu’un blogueur ? Rien d’autre que le signe que la catastrophe a déjà eu lieu. Rien d’autre que la preuve qu’il est trop tard. Il n’y a tout de même pas besoin d’être médecin ni psychiatre pour comprendre qu’il y a un gros problème ! Le blog c’est la mort du secret, du silence et de l’intimité, la mort du sur-moi, de la parole, de la réalité. Le bouleversement de la psyché. Rien à voir avec le confessionnal, le journal intime ou encore l’oreiller !

« L’expression de soi comme forme ultime de l'aveu, dont parlait Foucault. Ne garder aucun secret. Parler, parler, communiquer inlassablement. Telle est la violence faite à l'être singulier et à son secret. Et en même temps, c'est une violence faite au langage, car à partir de là lui aussi perd son originalité, il n'est plus que médium, opérateur de visibilité, il perd toute dimension ironique ou symbolique - là où le langage est plus important que ce dont il parle.

Et le pire dans cette obscénité, dans cette impudeur, c'est le partage forcé, c'est cette complicité automatique du spectateur, qui est l'effet d'un véritable chantage. […]

Si tout finit dans la visibilité, qui est, comme la chaleur dans la théorie de l'énergie, la forme la plus dégradée de l'existence, cependant le point crucial est de réussir à faire de cette perte de tout espace symbolique, de cette forme extrême de désenchantement de la vie un objet de contemplation, de sidération et de désir pervers. » "

Extrait du blog de Georges, http://george-s.blogspot.com/

par Tiffauges publié dans : kaleidoscopie
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Mardi 25 mars 2008

"Il faisait partie du bataillon des invisibles, et ça lui convenait, ils formaient un club officieux et ... invisible. Ils faisaient des plaisanteries faiblardes à leurs propres dépens - les bouffons et leurs marottes - et ils croyaient tous secrètement que les fous auraient la terre en partage".

"Tunnel de poissons", C'est pas la fin du monde, Kate Atkinson
par Tiffauges publié dans : cire et cendre (dessins)
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